|
Résumé :
|
"Le jeu pathologique et les achats compulsifs sont deux formes classiques de dépendance à un comportement. Parmi les traitements proposés aux joueurs pathologiques figurent depuis plusieurs années les thérapies cognitivo-comportementales. Ces thérapies se proposent d'évaluer dans un premier temps le comportement, ses conséquences, les situations qui le déclenchent, puis d'aider le patient à contrôler son envie de jouer. Les thérapies cognitives abordent directement pour les corriger, les superstitions et croyances fréquentes chez le joueur. Ces fausses cognitions portent sur l'illusion de contrôle du sort et des gains, les superstitions, la maîtrise de la chance, l'utilisation des fétiches. Les thérapies cognitives se réalisent pendant un an, au rythme d'une à deux séances par semaine durant chacune une heure. Les ""corrections cognitives"" portent sur la notion de hasard (""chaque tour de jeu est indépendant du précédent, il n'y a pas de stratégie permettant de contrôler le sort, il n'y a pas d'espoir de gain durable, il est impossible de contrôler le jeu""). Les patients étudient leurs erreurs de jugement et tentent de les corriger. Des séances de groupe complètent les approches individuelles. Les thérapies cognitivo-comportementales sont moins régulièrement utilisées dans la prise en charge des acheteurs compulsifs. Leur principe et leur réalisation ne diffèrent pas de ceux des psychothérapies proposées aux joueurs. Cet abord direct du comportement addictif est un temps nécessaire du traitement. Il peut être complété par des psychothérapies de groupe et un soutien social. Il n'exclut pas par la suite d'autres démarches psychothérapiques, notamment d'inspiration analytique quand l'addiction comportementale s'associe à un état névrotique ou un trouble grave de la personnalité."
|